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> Un patrimoine architectural

 

Charles Le Pesant de Boisguilbert fait construire le domaine en briques de Saint Jean en 1625. Un premier château est construit, perpendiculaire à l’actuel château, orienté sud-ouest, avec un portail d’entrée situé initialement en amont de la chapelle : il reste les piliers d’époque.

 

En entrée de propriété, la chapelle date de 1625 :

Dédiée à Saint Charlemagne, elle est ceinturée d’une litre funéraire faite d’un damier noir et blanc de silex sur le mur sud-est des pierres tumulaires évoquant les défunts de la famille. Sa cloche date de 1625 : gravée, elle indique les titres et fonctions de Charles Le Pesant, seigneur de Boisguilbert : « écuyer, seigneur de Valmesnil, Genthilhomme de la chambre ordinaire du Roy, l’un des douze capitaines de la ville de Rouen, Conseiller de sa Majesté et Maitre ordinaire, en sa chambre des comptes de Normandie, m’a faict faire, 1625 IVPPIN m’a faicte ».

 

Le pavillon date également de 1625 :

Ancienne tour de garde faisant corps avec le mur d'enceinte et une deuxième tour aujourd’hui disparue. Des traces de ce mur près de la fenêtre coté château, sont visibles au niveau des briques. Présence de meurtrières permettant de voir le visiteur. Décor de losanges en briques émaillées noires.

Les ouvertures, portes et fenêtres, ont été percées au XVIIIe siècle. Le pavillon garde la trace au sol de l’emplacement des sphères célestes et terrestres, dessinées par Pierre Chapelle en 1725 et réalisées par le faïencier Le Coq de Villeray, reçues en dot lors du mariage du petit fils de l’économiste avec Charlotte Marie Le Coq de Villeray (pièces majeures du Musée de la céramique de Rouen).

A l'intérieur, des bas-reliefs.

Le faux marbre date d'avant 1914 : il a été réalisé par le frère du grand-père de Jean-Marc de Pas, Bruno Hurtrel d'Arboval.

En 1995, Jean-Marc de Pas a également créé une discussion imaginaire entre quatre membres illustres de sa famille, cousins ou ancêtres directs : Pierre et Thomas Corneille, leur neveu Bernard de Fontenelle et l’Economiste Pierre de Boisguilbert : portraits modelés directement contre le mur, en staff.

 

Petit à petit, le domaine s'est enrichi :

Un pressoir à pommes en 1643, un pigeonnier en 1672 (situé sur l’actuelle ferme équestre gérée par Thierry de Pas, frère du sculpteur)

Nouveau château vers 1780 (date de la charpente 1782)

Le petit-fils de Pierre Le Pesant de Boisguilbert, né au château de Pinterville construit par son grand-père, arrive à Bois-Guilbert au décès des descendants du frère de son grand-père, le parlementaire Nicolas Le Pesant. La configuration générale est remodelée pour créer un nouveau château moins austère, à la mode de l’époque Louis XVI avec davantage d’ouvertures

 

Armoiries :

Sur la façade du château, le blason de la famille Le Pesant composé d'un chevron, d'un cœur d’or surmonté de deux gueules de lion, le tout sur fond d’azur.

Blason sur la plaque en fonte de la cheminée datant de la fin du XVIe siècle : Pierre Corneille s’est probablement réchauffé devant cette plaque rue de l’hôpital d’où elle provient

Sur cette plaque, le collier de l’ordre de Saint-Michel, le heaume de chevalier : les membres de la famille Le Pesant étaient Chevaliers de l'ordre de St Michel

 

Salle à manger style directoire :

Boiseries sobres et élégantes.

Quatre hauts reliefs représentant les quatre arts, architecture, sculpture, musique et peinture, probables œuvres de Marin-Nicolas Jadoulle (1736-1805), sculpteur rouennais.

 

Magnifiques ajouts au XIXe siècle :

Le mur du jardin potager, datant de 1831, mur de 80m de long, de 4,5m de hauteur, en briques de St Jean, avec un décor de rectangles en silex et des os dans la maçonnerie pour ligaturer les branches de poiriers

Un jardin d’hiver qui date de 1845, en verre et métal, 12 ans après les serres du jardin des plantes à Paris. Grande nouveauté avec sa forme particulière en demi hexagone, toit à 2 pentes avec une colonne centrale.

Le château est sur un rythme tertiaire, avec 3 niveaux d'élévation, et 3 parties.

Le portail d’entrée et la grille datent du 19ème.

 

Dépendances :

La maison du jardinier (actuel gite) 1850, ancien bâtiment de service : pièce où on faisait sécher le linge, une citerne pour laver le linge, un fruitier pour entreposer les fruits, le four à pain, la cave où l'on entreposait les tonneaux de cidre

Puit de 80m de profondeur sous le auvent 

Ecuries avec des mangeoires toujours visibles, charreterie où étaient stockées les calèches, actuel atelier du sculpteur : cet ensemble pourrait être réhabilité avec la création d’un accueil à l’entrée du parc.